Coups de cœur

Les croquants furent les révoltés du moyen-âge

Des révoltes des croquants au mouvement des Gilets jaunes

Les croquants furent les révoltés du moyen-âge et le mouvement des Gilets jaunes ont des points communs, en terme de territoire, de justice fiscale et sociales


Parmi les révoltes, il y a eu : 

  • les robes rouges dès la fin du XVe siècle
  • la révolte des paysans du Faucigny en 1492
  • les bonnets rouges en 1593-1594 en Bourgogne
  • les bonnets rouges en 1675 en Bretagne
  • les croquants en 1594 en Limousin et Perrigord

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Un peu d’histoire

Le peuple désignait la noblesse par le nom de « croquants », disant qu’ils ne demandaient qu’à croquer le peuple. Mais la noblesse retourna ce sobriquet sur le peuple mutiné, à qui le nom de croquants resta. Mais croquant est un terme injurieux et ils préfèrent s’appeler entre eux les tard-avisés ou les chasse-voleurs selon les régions.

D’autres historiens expliquent que le bourg de Crocq, dans la Creuse, fut le berceau de l’insurrection paysanne à partir de 1592, le gentilé « croquants » devenant nom générique de tous les insurgés.

En 1594, poussés par la misère, quelques milliers de paysans du Périgord et du Limousin prirent les armes.

Des croquants aux gilets jaunes
Des croquants aux gilets jaunes

Les révoltés se plaignaient de l’augmentation des charges fiscales (notamment de la taille) et des droits féodaux. Ils attaquèrent les receveurs d’impôts ainsi que des châteaux et des villes, tout en en appelant au roi. Le mouvement gagna l’Agenais, le Quercy, la Saintonge, la basse Marche.

L’agitation reprit en 1595. Les croquants députèrent aux états du Périgord, demandant que ceux-ci puissent consentir l’impôt et en assurer la levée. Ils se heurtèrent à l’opposition de la noblesse locale et furent vaincus par Chambaret.

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L’abandon de l’arriéré des tailles et leur diminution permirent l’apaisement.

En 1624, l’institution en Quercy des « élections » qui se substituaient aux états de la province pour la répartition de la taille provoqua une nouvelle révolte qui s’en prit à tous les agents du fisc ; les croquants ne purent s’emparer de Cahors et furent écrasés par le maréchal de Thémines ; leurs chefs Douat et Barrau furent exécutés.

En 1637, une nouvelle révolte paysanne naquit dans l’Angoumois et s’étendit rapidement à de nombreux foyers situés entre Loire et Garonne et jusqu’au Languedoc, grâce à la passivité de nombreux privilégiés touchés par la multiplication des taxes. En Périgord, le mouvement fut dirigé par un gentilhomme, La Motte La Forêt, contraint de se mettre à la tête des croquants, qui prirent Bergerac. À l’arrivée des troupes royales, ils se dispersèrent généralement. Les principaux coupables ne bénéficièrent pas de l’amnistie générale.

Ces mouvements apparaissent beaucoup plus comme des insurrections contre la fiscalité royale et pour la défense des privilèges provinciaux contre la centralisation parisienne que comme des luttes sociales. Ils n’étaient pas dirigés contre la monarchie et ne la mirent guère en danger.

André CORVISIER
source universalis.fr

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1815, le pouvoir est rythmé par l’impôt. Les paysans crèvent d’injustice. Ils se révoltent contre les riches oisifs et les bourgeois.

Les croquants sont entrés dans la légende folklorique, avec le roman d’Eugène Le Roy (1836-1907), 

Jacquou le croquant 
publié en 1899.

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