Coups de gueule

Les citoyens du monde sont en colère

Réforme des retraites, corruption, coût de la vie… Est-ce déjà la troisième ou la quatrième vague de protestations de masse contre l’ordre néolibéral et ses gouvernants ? De Beyrouth à Santiago, sans oublier Paris, le pouvoir politique paraît en tout cas incapable de rétablir la situation. Y comprisitoyens du monde en colère. quand il recourt à la manière forte… par Serge Halimi

Le Monde Diplomatique

Citoyens contre politiciens

A pour l’Algérie, B pour la Bolivie, C pour la Colombie, E pour l’Équateur, F pour la France…

Le point de départ des manifestations est parfois de peu d’importance. La satisfaction de l’exigence initiale des manifestants a peu d’effet. Par exemple, Sebastián Piñera n’a pas su déblayer les rues de Santiago. Pourtant, il a annulé une augmentation de 4% du prix du métro, . Tandis que le gouvernement de Hong Kong n’a pas réussi à désarmer les opposants en retirant une loi d’extradition. Aussi, une fois que le mouvement contestataire a commencé, il demande aux gouvernants de céder davantage. Et si c’est nécessaire de déployer les forces policières ou celles de l’armée. Ainsi, pour atténuer le courroux des manifestants, que se soit en Irak, au Chili ou en Algérie, les chefs politiques promettent de modifier la Constitution du pays.Nous voulons une nation”, déclarent les Irakiens, dont 450 victimes de la répression n’ont pas découragés le mouvement de contestation. Ils associent leur refus de l’ingérence étrangère. Ils souhaitent avoir le sentiment d’appartenir à une confession, à une religion, plutôt qu’à une nation. La volonté de solidarité, pour construire un État digne de ce nom, c’est-à-dire honnête.

Au Chili, berceau du néolibéralisme est né dans le sang. La répression contre les opposants n’a pas encore freiné la contestation. On dénombre plus de 11 000 blessés, 200 éborgnés et 26 morts. Et cette contestation se drape de ses couleurs nationales.

En Algérie, des millions de manifestants affirment que l’armée doit arrêter de monopoliser le pouvoir, le pétrole, la violence et les symboles de la nation.

En France, l’attachement au drapeau national est privilégié par les “gilets jaunes”, désireux d’empêcher toute division politique ou électorale interne. Leur colère et leurs revendications se sont rencontrées sur les ronds-points de leurs communes.

Défiance des citoyens contre les politiques

Dès lors que l’incendie s’éteint ici, il reprend ailleurs. Les demandes sont communes. La principale concerne le régime politique en place, des questions reviennent régulièrement tel que : comment le faire tomber ? On s’y prend comment,? Peut-on le faire ? Et après on fait quoi ? Il ne le sait pas toujours, mais continue à s’opposer aux politiciens.

La défiance est générale. Elle sert de béton à ce mouvement populaire mondial. La méfiance vis-à-vis du néo-libéralisme économique crée des castes, Ces castes célèbrent à grands frais, les riches arrivistes fortunés. Alors, que le reste du peuple ne veut plus subir. Mais ce qui agresse le peuple en colère, ce sont cette arrogance, cette corruption et ce mépris affichés des politiciens. Puis, les politiques successives qui privilégient, les intérêts du système contre ceux du peuple… Alors, qu’il finance le train de vie des élus politiques et la dette originelle !

Qu’est ce que tu en as à péter, tant que tu ramasses du pognon !

Le capitalise à la papa est il mort ?

Depuis la fin du 20ème siècle, on nous annonce la mort du capitalisme. La convergence des luttes, l’épuisement de la suprématie de la mondialisation ont une régularité identique à celle d’un métronome. L’adversaire a déjà été diagnostiqué plus d’une centaine de fois à l’agonie, voire mort. Mais, comme toujours, il est versatile et s’adapte. Son intérêt est par trop important pour ses petits nababs prêts à tout pour conserver le pouvoir !

Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas… Sitting Bull

Le 4 mai 1979, Margaret Thatcher arrive au pouvoir anglais. Elle s”y accroche pendant 11 ans, 6 mois et 24 jours. Elle a redressé le pays à grands coups de rabots, déclenchant des grève d’ouvriers en cascades. Rien n’y fait, elle ne plie pas et poursuit sa politique d’appauvrissement des classes sociales déjà fragilisées. Elle restera dans l’histoire avec ce surnom de dame de fer.

Aux USA se prépare l’élection de son nouveau président en novembre prochain. Quelles sont les chances de Donald Trump d’être réélu ?

Le néo-libéralisme bon pour les peuples ?

Il est toujours réconfortant de détourner le regard d’un échec. Il est vrai que de lorgner chez le voisin, pour voir si l’herbe est moins verte que celle de sa prairie, apporte bien des satisfactions. Les peuples ne sont plus en accord avec le système. Les citoyens rejettent les politiques gouvernementales. Ainsi, que se soit au Brésil, en Bolivie, en France, en Grèce ou en Italie, tous les dirigeants politiques prônant le néo-libéral se prennent les pieds dans le tapis. Ils sont en conflit avec leurs électeurs qui les ont élu part défaut, faute de n’avoir rien de mieux. Alors les citoyens mécontents descendent dans les rues pour exprimer leur colère. Les élus les violentent sans modération et sans hésiter d’abuser de leur pouvoir autoritairement répressif !

Le spectre de la défaillance financière encore et toujours

Le constat est navrant. Les élus s’emploient à réchauffer les restes d’un plat qui est depuis longtemps périmé. Ainsi, si l’on considère la crise financière de 2008, il va de soit, qu’elle a profité à ses principaux dirigeants. Alors les grands partis traditionnels, mixtes de droite ou de gauche, se sont relayés pour continuer à imposer obstinément leurs choix personnels qui vont contre les intérêts de leur peuple.

Et voilà que 10 ans plus tard, la dette financière est le sésame pour continuer à justifier l’injuste politique scélérate imposée tacitement contre le peuple payeur dans l’unique but de sauver un système moribond.

Le peuple accuse le système de faillir à son rôle. Mais ce peuple a compris depuis belle lurette, que ce sont les élites blindées de thunes qui profitent du système. Or, le système est uniquement au service de la classe capitaliste.

“Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 mille euros par mois, persuadent ceux qui en gagnent 1.800, que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 € par mois. Et ça marche !” – Félix Lobo

Financer des intérêts privés par la destruction des services publics

Malgré ces entreprises de division, qui ailleurs, ciblent sunnites, chiites, Kabyles ou Catalans, l’unité des protestataires se maintient pour le moment. Autour d’exigences et de refus que l’on constate dans le monde, ils demandent tous la même chose. Les inégalités forment le tissu des défis, en France, au Soudan, en Equateur, au Liban ou au Chili.

Les revendication des peuples opposants les politiques du système :

  • vivre décemment, dans la dignité,
  • s’opposer à une nouvelle réduction des programmes sociaux, augmentant le prix des services essentiels – transports, énergie, communications -,
  • ne pas se contenter d’une baisse du taux de chômage lorsqu’elle couvre la multiplication des «trash jobs». En Espagne, 40% des nouveaux contrats de travail sont établis pour moins d’un mois. Or, ces emplois précaires sont souvent situés dans des métropoles où le coût de l’immobilier a explosé.
  • Le coût de la vie élevé,
  • La pauvreté,

La lubie de la réforme des retraites en France

Un nouvel exemple contre le peuple, obliger l’allégeance d’acceptation de gré ou de force de la réforme des retraites inventée par le sieur Macron. Tu parles ! Macron bonimente que cette réforme a pour but de réduire toutes les inégalités. Il déblatère quand instaurant son régime universel, que tout le peuple sera, selon sa situation, égalitaire et qu’il n’y aura plus de régimes spéciaux puisqu’ abolis.

Cependant, pourquoi les français nés après 1975 seraient ils concernés par le nouveau système, alors que les français nés avant 1975 gardent le régime actuel ? De quoi opposer les français et de scinder en 2 clans, un peuple déjà bien abîmé.

Toutefois, par souci de défendre son universalité d’un genre très particulier, le gouvernement français a décidé de maintenir les régimes spécifiques et non plus spéciaux. Le motif ? Certains fonctionnaires restent le rempart entre le peuple et les gouvernants de France.

Macron face à ses contradictions

Ailleurs

A Rodez, en octobre 2019, Macron martelait une nouvelle fois, la suppressions des régimes spéciaux. . 

Macron la girouette ?

Aujourd’hui, face à la contestation massive des syndicats qui secoue la France depuis plus d’un mois, Macron se couche et multiplie les concessions corporatistes. Il cède de plus en plus de terrain. Est-ce bien sérieux tout ça ?

Comme le soulève le journaliste Frédéric Paya. dans son article parut dans je journal Valeur actuelles, il détaille les exclus de la réforme des retraites qui n’est plus vraiment universelle..

Ceux qui échappent à la réforme macron

  • Les policiers, les pompiers, les policiers municipaux, les surveillants pénitentiaires, les gendarmes : maintien de la bonification quinquennale pour certains d’entre eux, ouverture des droits à 52 ans, départ à la retraite à 57 ans,
  • Les militaires : quand on est militaire, on ne touche pas la retraite, on a une pension, a assuré Emmanuel Macron lors d’une visite aux troupes françaises en Côte d’Ivoire,
  • Les hôtesses, les stewards et les pilotes : maintien de la caisse de retraite du personnel naviguant et départ à la retraite à 60 ans pour les pilotes,
  • Les contrôleurs aériens : prolongation de l’ouverture des droits à 52 ans et d’un âge pivot à 54 ans contre, rappelons-le, 64 ans dans le projet gouvernemental,
  • Les routiers : maintien du congé de fin d’activité à 57 ans,
  • Les marins pêcheurs : maintien de l’ouverture des droits à 55 ans.
  • Les danseurs de l’Opéra : ils peuvent partir à 42 ans ? Le gouvernement a proposé que la réforme ne s’applique qu’aux danseurs recrutés après le 1er janvier 2022. Les danseurs ont refusé.
  • A quand la RATP et la SNCF ? 

Les régimes spéciaux représentent environ 3% de la masse des retraités… Alors c’est qui la girouette ?

Les politiques osent ils tout ?

Presque partout dans le monde, le néo-libéralisme, déchire le voile entre l’État et le capital. Les demandes économiques exigent instantanément des revendications politiques.

Parce que la corruption, les scandales ne se limitent plus aux affaires minimes, mises en scène par les médias d’un assistant parlementaire, dont une partie du temps de son job est consacré à des activités partisanes ? D’un ministre qui se fait épingler lorsqu’il offre du homard à ses invités et soulèvent l’indignation par des écris sur les réseaux sociaux parfois agressifs, dénonçant un raz le bol évident du citoyen.

La presse se congratule en révélations dignes de feuilletons pathétiques de séries B, et ce, sans compter les journalistes d’émissions politiques de télévisions qui déblatèrent en direct, des sottises jusqu’à plus soif, dans le but d’enconarder le téléspectateur lambda…

Le peuple n’est pas dupe

Ainsi, pratiquement tout le monde a compris que la corruption concerne essentiellement un État néo-libéral qui finance par la destruction des services publics, le développement des intérêts privés, qui, logiquement, bénéficient de chaque réforme (privatisations de sociétés, fiscalité, retraites, chômage…) engagée par les politiciens au pouvoir pour le seul profit de la caste très restreinte des 5% de la population mondiale..

En France, on ne sait plus trop quel terme employer, lorsque le premier ministre constate de façon évidente, que l’hôpital public est en phase de décrochage. Comme on dit d’un avion qui ne va plus et pourrait abandonner. “Décrocher” signifie se mettre à tourner et se piquer le nez. M. Édouard Philippe sera-t-il encore à Matignon l’an prochain pour commenter l’accident et consoler les parents des voyageurs ?

Quid de la mondialisation ?

Quand le nationalisme exprime un tel refus de l’individualisme, des prédations (l’art de prendre sans rien restituer) économiques du marché et des divisions que celui-ci entretient entre ses victimes, le national a plutôt bonne mine. Et meilleure encore quand le mondial qu’on lui oppose a le visage des traités de libre-échange, des géants du numérique qui espionnent nos actes et dissimulent leurs profits. Ou celui des banques d’affaires qui préparent la prochaine catastrophe financière, dont elles sortiront indemnes, une fois de plus. Ou encore celui du Fonds monétaire international, qui, au Liban, en Égypte, en Équateur, en Haïti, en Grèce, au Soudan ou en Argentine, impose à une population épuisée ses remèdes de cheval.

Mais la mondialisation a au moins un mérite: montrer comment les classes dirigeantes se ressemblent. Un jeune ancien banquier préside un pays, un milliardaire dans la soixantaine un autre. A priori, tout les distingue, sauf ceci: l’une des principales réalisations des deux a été de favoriser fiscalement les riches. Et puis, quand ces chefs de gouvernement quittent le pouvoir, pour qui travaillent-ils ?

Le recyclage des anciens ministres

  • L’ancien Premier ministre français François Fillon, architecte d’une réforme des retraites en 2010, partisan d’un système de retraites à points pour réduire le montant des pensions de retraite, travaille comme associé de la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital. Il est aussi nommé à la présidence de la Commission Constructeurs de la Fédération internationale de l’automobile. En 2012, il avait créé «2F Conseil», une société de «conseil pour les affaires et autres conseil de gestion», avec parmi ses clients l’assureur Axa.
  • Tandis que François Baroin, ancien ministre de l’Économie, maire de Troyes dans l’Aube, réélu président de l’Association des maires de France. que la presse encense et le présente déjà comme un candidat potentiel de droite lors de la prochaine élection présidentielle… ? En attendant, peut-être, qu’il est en mesure de faire barrage à l’extrême droite. François Baroin a été nommé conseiller extérieur de la banque Barclays France, afin notamment de guider les acquéreurs étrangers dans l’Hexagone.
  • Nathalie Kosciusko-Morizet, a rejoint Capgemini, à New York, qui est la première entreprise de services du numérique en France….
  • M. José Manuel Barroso, ancien premier ministre du Portugal et ancien président de la Commission européenne, a préféré la banque Goldman & Sachs.
  • L’ex-commissaire au numérique, la Néerlandaise Neelie Kroes, a été recrutée par Uber.
  • Facebook s’est offert l’ancien vice-premier ministre britannique, M. Nicholas Clegg, comme directeur des relations publiques. Son salaire devrait atteindre 4 500 000 euros par an, soit soixante fois ce qu’il touchait comme parlementaire.

Les manifestants sont-ils vraiment tous complotistes, quand ils demandent pour quels futurs employeurs vont travailler leurs gouvernants ?

Le cas particulier des chiliens

Et comment les Chiliens devaient-ils réagir quand, en septembre dernier, leur ministre des finances, choisi par le président Piñera, lui-même milliardaire, expliqua aux manifestants mécontents d’une hausse des prix alimentaires que les « romantiques » pouvaient toujours acheter des fleurs, dont le prix avait « chuté » ?

L’exemple du Chili parle de lui-même. Malgré la fin de la dictature militaire et une transition démocratique de gauche, la Constitution du général Augusto Pinochet a été à peine retouchée depuis 1980. Le pays conserve ainsi son corset néolibéral ajusté au profit d’intérêts financiers, dont les retraites par capitalisation, les autoroutes urbaines payantes, la privatisations des universités, la vente des cours d’eau sous forme d’actions. Dans ce mouvement chilien, sans porte-parole, qui rassemble d’immenses foules, le désaveu ne pouvait donc épargner l’opposition de gauche. Trop souvent, la gauche a eu peur d’effrayer ses électeurs en s’opposant vraiment à la droite libérale. Depuis “El pueblo unido avanza sin partido” -“Le peuple uni avance sans parti”-. Pas de politique dans les manifestations, juste le drapeau national et celui du peuple Mapuche, cible privilégiée de la violente répression assénée aux peuple chilien.

La corruption comment ça marche ?

  • Un système politique qui permet aux élites blindées d’argent de s’approprier la richesse des nations qui peuvent aussi être spoliées de leurs ressources.
  • C’est aussi de délocaliser les entreprises à fortes valeurs ajoutées en utilisant le libre-échange et d’user de toutes les opportunités mises en place par les politiques des pays, pour finir d’alimenter les paradis fiscaux.
  • C’est aussi des gouvernements coupables de confiscation. L’exemple du Liban, lorsque le pays n’est pas en mesure d’assurer le nettoyage des villes, étouffant sous les ordures, au risque de vicier un peu plus la qualité de l’eau et la survie de la flore.
  • C’est aussi un autre pouvoir frappé d’illégitimité. L’exemple de l’Irak qui abandonne sa mission essentielle en laissant les déchets scolaires disparaître, alors qu’en seize ans l’équivalent de deux fois le produit intérieur brut se serait évaporé dans les poches des politiciens et des entrepreneurs tordus.

CORRUPTION (articles 432-11 et suivants du Code pénal pour la corruption passive et, articles 433-11, 445-1 et suivants pour la corruption active)

Dictionnaire de la corruption

Tout savoir sur la corruption “légale” ?

La corruption entendue dans son sens strict désigne le fait pour une personne investie d’une fonction déterminée publique ou privée de solliciter ou d’accepter un don ou un avantage quelconque en vue d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir, un acte entrant dans le cadre de ses fonctions.

On distingue la corruption active qui est le fait de proposer le don ou l’avantage quelconque à la personne investie de la fonction déterminée, de la corruption passive qui est le fait, pour la personne investie de la fonction déterminée, d’accepter le don ou l’avantage.

Ces délits sont punis de 10 ans de prison et d’un million d’euros d’amende, dont le montant peut être porté au double du produit de l’infraction.

Selon le mouvement Transparency International : La corruption est « le détournement à des fins privés d’un pouvoir confié en délégation ». fiche pratique pour tout comprendre sur le délit de corruption. cartographie de la corruption

Climato j’m’en foutiste les gouvernants ?

La maire de Paris, Anne Hidalgo, débite à qui mieux mieux son engagement écologique. Mais elle accepte que les grands immeubles de la capitale se couvrent de publicités géantes et lumineuses pour des marques de luxe ou des téléphones portables. Et le ministre des transports se délecte d’une carrière des plus prometteuse dans son domaine et de pérorer avec fierté : “Nous avons besoin de 30 mille chauffeurs dans les années à venir. C’est donc un métier qu’il faut valoriser, notamment auprès des jeunes”. Donc, il faudra de plus en plus de conducteurs sur les routes, de plus en plus de “voitures Macron” !

En ce qui concerne la protection de l’environnement, 4 ans après les grandioses déclarations de la COP 21, le compte n’y est pas. La planète est dominée par les 5% des ultra-riches qui refusent de limiter leur consommation en, en voulant toujours plus. Ces néo-patrons ne veulent pas entendre quoique ce soit au sujet de la pollution industrielle, des champs gorgés de pesticides, de la protection de la faune et de la flore ou de la mal bouffe. Une devise pourrait bien être la leur :

Qui protégera l’écosystème ? On s’en fout ! Quid du fret ferroviaire ? Ben, pas question, car il faut lutter contre le sur emploi des fonctionnaires qui règne dans les entreprises publiques. Alors, on choisit de polluer !

Peut on conclure ?

Alors que depuis trente ans aucune réforme structurelle essentielle codifiée par le néolibéralisme, comprenant le libre-échange, le marché unique, les privatisations ou encore la déréglementation financière ne sont jamais remis en question par une alternance électorale. Les mouvements populaires de ces derniers mois affichent déjà un tableau de chasse flatteur.

  • Le régime du Soudan est tombé, Les premiers ministres du Liban et de l’Irak ont démissionné.
  • Le président de l’Algérie, handicapé par son état de santé ne s’est pas représenter aux élections,
  • La Constitutions du Chili est censée être entièrement réécrite.

Une nouvelle génération, trop souvent condamnée à rembourser sa dette étudiante, à vivre dans la précarité, à ne pouvoir attendre qu’une retraite mutilée ou encore constater un environnement dégradé découvre enfin, le combat collectif, la solidarité en attendant la victoire.

Colère d’opposants politiques dans le monde en ce moment

Les citoyens du monde sont en colère
  • En Algérie, le peuple manifeste depuis près d’un an.
  • En France, le mouvement des Gilets Jaunes rythment nos samedis depuis le 17 novembre 2018, augmentés depuis le 5 décembre 2019 par tous les corps de métiers opposés syndiqués ou non, à la réforme des retraites imposée par le gouvernement
  • À Hong Kong, les opposants ont commencé en avril 2019. La répression mis en place ne les effraie pas, ils continuent.
  • Le 17 octobre 2019, les manifestations chiliennes se mobilisent en réaction à des mesures d’augmentation des prix de services publics. Ces augmentations déclenchent l’expression d’un profond ressenti de la population à l’encontre des importantes inégalités sociales que connaît le pays. .
  • En Iran, le nombre de manifestants abattus est tenu secret.
Bref rappel des événements qui ont déclenchés des mouvements de protestation contre les gouvernants..
  • Le 17 décembre 2010, le peuple tunisien se soulève, ouvrant ainsi l’ère du printemps arabe. L’expression de Printemps arabe fait référence au Printemps des peuples de 1848 auquel il a été comparé.
  • Le  7 janvier 2011, Le mouvement de contestation en Jordanie à pour cause immédiate la hausse des prix des denrées alimentaires et la baisse du niveau de vie. Il s’inscrit dans le climat révolutionnaire en Tunisie
  • Le 25 janvier 2011, La révolution égyptienne est un mouvement ayant abouti à la démission du président Hosni Moubarak et à une libéralisation du régime.
  • Le 27 janvier 2011, la révolution yéménite est un mouvement de contestation populaire et une série d’affrontements armés débutés en 2011. Il s’achève en 2012 avec le départ du président Ali Abdallah Saleh. Cette révolution s’inscrit dans un contexte international du Printemps arabe.
  • Le 14 février 2011, le soulèvement bahreïni est une vague de contestations populaires, sociales et politiques. Les réussites de la révolution tunisienne et de la révolution égyptienne jouent un rôle déterminant dans le déclenchement de la révolte. La détermination des dirigeants bahreïniens a conduit une répression forte et rapide. Comme dans les autres révolutions arabes.
  • Le 15 février 2011, la révolution libyenne est un mouvement de protestations. Il réclame plus de libertés et de démocratie, un meilleur respect des droits de l’homme, une meilleure répartition des richesses, ainsi que l’arrêt de la corruption au sein de l’État et de ses institutions.
  • Le 20 février 2011, Le mouvement de contestation au Maroc tente de remettre en cause le fonctionnement du régime. Les manifestants demandent plus de libertés et de démocratie, l’égalité sociale, la fin de la corruption et un plus grand respect des droits de l’homme. Les partis politiques marocains affaiblis ou créés de toutes pièces par le pouvoir RNIUC, se révèlent totalement incapables d’absorber les demandes de la population. Une belle particularité le mouvement ne conteste la monarchique du pays, mais le fonctionnement du gouvernement. Le mouvement est vite pris en compte par le pouvoir. Il doit réécrire la Constitution en faveur d’une plus grande séparation du monarque et du gouvernement. Le roi l’a fait plébisciter le 1er juillet de la même année.
  • Le 12 mars 2011, le mouvement Geração à rasca ou génération à la traîne est le nom donné au mouvement du Portugal. Il a conduit à plusieurs manifestations anti-gouvernementales liées à la crise sociale, politique et économique.
  • Le 15 mars 2011, La révolution syrienne débute dans le contexte du Printemps arabe par des manifestations majoritairement pacifiques en faveur de la démocratie contre le régime baasiste dirigé par le président Bachar el-Assad. Réprimé brutalement par le régime, le mouvement de contestation se transforme peu à peu en une rébellion armée.
  • Le 15 mai 2011, le mouvement des indignés espagnols se mobilise contre la classe politique. Elle renonce à défendre les idéaux des droits de l’homme. La passivité des électeurs et appellent à la mobilisation. Il se réclame des influences du Printemps arabe.

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