ALSETEX a du sang sur les mains

Alsetex fabrique les grenades de la police française. Au printemps 2018 à Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs milliers de grenades fabriquées par l’usine Alstex sont tirées chaque jour dans le bocage nantais, dont le but est de détruire quelques cabanes servant d’habitations de fortunes aux des militants écologistes.

L’entreprise Alsetex qui fabrique les grenades de la police, mise en examen pour «homicide involontaire»

L’État déploie un arsenal militaire. Les blindés sont déployés pour la première fois depuis des décennies sur le territoire métropolitain. Parmi les munitions tirées, des balles en caoutchouc, une profusion de grenades lacrymogènes et des centaines de grenades explosives, appelées GLI F4.

Cette opération d’envergure militaire est une répétition. Ainsi, la violence d’État va s’abattre à nouveau, quelques mois plus tard contre le mouvement des Gilets Jaunes. On y retrouve les blindés, les tirs, les grenades, à grandes échelle le tout, dans un climat de violence inouï..

Ces munitions tirées sur la population sont fabriquées sur le territoire français. Une poignée d’usines produisent les armes qui arrachent des membres qui crèvent des yeux. Une logistique de la douleur. Un business de la souffrance. Parmi ces promoteurs de la répression, l’entreprise Lacroix-Alsetex. Ces dernières années, elle s’est vue confier par le gouvernement français des marchés de plus en plus conséquents et juteux. Balles, lacrymogènes, et maintenant, les fusils LBD.

L’entreprise Alsetex vend depuis des années les terribles GLI F4, qui contiennent de la tolite, explosif militaire proche du TNT.

La société Alsetex fabrique les grenades « offensives », qui ont tuées Rémi Fraisse en 2014. Ce sont les mêmes grenades qui ont fait des centaines de blessés chez les gilets jaunes.

L’usine Alsetex produit les nouvelles grenades GM2, elles sont explosives. Cette structure fabrique aussi les grenades de « désencerclement », qui propulsent 18 plots de caoutchouc dans toutes les directions en explosant !

Alsetex a du sang sur les mains

L’usine principale, un site classé SEVESO, Il est située dans la campagne Sarthoise, aux abords du village de Précigné. Derrière le vaste grillage, on découvre une piste d’hélicoptères. Des entrepôts, où l’on entend régulièrement des explosions impressionnante, qui témoignent de tests effectués sur le terrain.

Mort d’une ouvrière dans une explosion en 2014 

En juin 2014, Nathalie, 48 ans, meurt dans une explosion alors qu’elle manipule les produits destinés aux armes du maintien de l’ordre.

Selon l’enquête judiciaire, de nombreuses failles de sécurité au sein de cette société ont été découvertes. L’opératrice a été tuée alors qu’elle préparait un lot destiné à « l’allumage » des munitions. La victime avait manipulé une mauvaise substance chimique faute d’un étiquetage correct des produits.

L’enquête a mis en lumière une série de dysfonctionnements « constitutifs d’une infraction pénale ». « Nous avons appris que l’industriel avait connu sept incidents sur son site en 2016 et qu’il n’en avait pas informé l’inspection des installations classées ».

Depuis 5 ans, la famille de Nathalie attend des réponses. La société est mise en examen pour « homicide involontaire ».

Il se murmure que ces profiteurs de répression ont des failles. Qu’il suffit de manifester en grand nombre autour d’un tel site SEVESO pour arrêter, ou au moins freiner la production.

Il se dit aussi que cette entreprise exporte massivement ses grenades à l’étranger, pour mater les révoltes aux quatre coins du monde.

Un rassemblement autour d’Alstex mettrait en lumière les pratiques du groupe Alsetex. Le village de Précigné est située entre Rennes, Nantes et Paris, non loin du Mans.


Que savons-nous sur cette société ALSETEX ?

La Société d’armement et d’études Alsetex est un fabricant d’armes et de munitions français basé à Précigné dans la Sarthe.

Son activité principale est la fabrication de produits de maintien de l’ordre.

À l’export, ses activités sont soumises à l’autorisation d’une commission interministérielle.

Historique résumé

Alsetex, aussi appelé S.A.E ou « Société Alsacienne d’Explosifs », est une société privée créée en 1920 à Richwiller, près de Mulhouse, en Alsace.

En décembre 1967, Alsetex vend la moitié de l’usine d’Angers avec les maisons de la « Cité d’Alsace » à la société SITEC. Elle devient la SAE, diversifie ses activités pyrotechniques et intègre le groupe Étienne Lacroix.

En 1973 elle est renommée Société d’armement et d’études Alsetex.
La société ALSETEX est une filiale du groupe ETIENNE LACROIX.

Jean-Jacques BARES est le président de l’entreprise SOCIETE D’ARMEMENT ET D’ETUDES ALSETEX depuis le 05/07/2019 et le directeur général depuis le 18/04/2013.

Il est également :

  • directeur général de ETIENNE LACROIX FINANCES depuis le 18/01/2005
  • président de ETIENNE LACROIX LOGISTICS depuis le 06/02/2010
  • <et président du conseil d’administration de l’entreprise SOCIÉTÉ ETIENNE LACROIX TOUS ARTIFICES
  • président de l’entreprise COMPAGNIE INDUSTRIELLE DES RÉFLECTEURS RADARS depuis le 22/01/2014

Chiffres clés de SOCIETE D’ARMEMENT ET D’ETUDES ALSETEX

Sur l’année 2018, l’entreprise SOCIETE ETIENNE LACROIX TOUS ARTIFICES réalise un chiffre d’affaires de 97 451 200,00 €. Le total du bilan a diminué de 3,58 % entre 2017 et 2018.

Sur l’année 2018, la société ETIENNE LACROIX LOGISTICS réalise un chiffre d’affaires de 3 970 400,00 €. Le total du bilan a diminué de 2,89 % entre 2017 et 2018.Sur l’année 2018, la société ETIENNE LACROIX FINANCES réalise un chiffre d’affaires de 903 800,00 €. Le total du bilan a augmenté de 13,58 % entre 2017 et 2018.

Alsetex fabrique des armes destinées au maintien de l’ordre

Produits fabriqués par ALSETEX :

–  grenade OF F1
Le grenade OF F1, créée par la société Alsetex, dont le brevet n° 70.29341, est déposé le 7 août 1970, est utilisée pour la première fois en 1976 par les forces de l’ordre. Elle a d’abord été suspendue, suite à la mort de Rémi Fraisse, pendant la manifestation des 25 et 26 octobre 2014 contre le barrage de Sivens.

Elle est définitivement interdite par décret du 10 mai 2017, à la fin du quinquennat de François Hollande. La grenade GLI-F4 est alors devenue la principale grenade offensive utilisée en France pour le maintien de l’ordre.

–  grenade GLI-F4
L’État français indique en juin 2018 ne plus passer commande de la grenade GLI-F4. Classée dangereuse par les inspections générales de la gendarmerie (IGGN) et de la police nationale (IGPN), la grenade GLI F4 avait notamment emporté la main d’un manifestant sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 22 mai 2018. Le quotidien Libération pointe le manque de coopération et le silence du fabricant Alsetex.

Source : lemonde.fr : nantes-revoltee.com

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