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Des révoltes des croquants au mouvement des gilets jaunes

375 ans après, la colère gronde encore contre l’impôt et les taxes

Un bref rappel de l’histoire des révoltes

Entre ces deux dates 1643 et 2018, il y a 375 ans d’intervalle. La révolte des Croquants, tout comme la colère du mouvement des Gilets jaunes relève bien des points communs.

La mémoire défaille ou alors, il est fait en sorte qu’elle soit enstérée à jamais. Mais le français n’oublie pas réellement, il range avec soin, son histoire dans un tiroir au cas où…. . Et en 1643, après l’assassinat d’Henri IV, le Cardinal Richelieu, puis le Cardinal Mazarin manœuvrent les gouvernants, de telle manière, qu’ils réussissent à dominer le pays dans sa plus sombre perversité : l’égoïsme, l’entre soit et dénaturent pour leurs intérêts personnels, par la ruse, la malveillance et la malhonnêteté, le pouvoir acquis par l’abus de confiance par les gouvernants qui vaquent à leur quotidien en entretenant une multitudes de parasites allant même jusqu’à ignorer le peuple qui n’intéressent pas, les gouvernants.

Pendant que les gouvernants jouissaient d’abondance, le peuple courrait à la disette. A cette époque, les paysans, les ouvriers et les servantes ne savaient ni lire, ni écrire, mais il n’était pas dupe et comprenait sainement, que les gouvernants avaient besoin de plus en plus d’argent et que pour assurer leur train de vie d’oisifs, ils inventaient de plus en plus d’impôts et de taxes.

La colère gronde…

Jean Calmels, dit «Lafourque», syndic du peuple de l’Aveyron, s’opposa fermement aux impositions à la courbe exponentielle. Début 1643, un «conseil de ville» exigea la limitation des impôts aux taux de l’année précédente. En annonçant sa venue en Rouergue, l’intendant de Guyenne opposa un «non» catégorique à cette hypothèse. Aussitôt, le chirurgien Jean Petit, Lafourque et un maçon surnommé Lapaille, en appelèrent au peuple, pour interdire l’accès à la cité à cet affilié dévoué au monarque.

La venue de ce triste sire a probablement, été l’élément déclencheur de la colère du peuple. Il fût le premier acte de la «révolte des Croquants» qui venait de s’écrire. Tout le pays villefranchois vivra au rythme de l’espérance. Celle de voir des hommes et des femmes porter très haut le mot «refus de l’impôt de trop».

375 ans plus tard, certes, la démocratie a remplacé la royauté et l’impérialisme.

On nous abreuve de liberté, égalité et de fraternité. On nous formate dès la pré adolescence que chacun d’entre nous à la possibilité et le droit de sanctionner de son vote, l’élu d’hier qui à mal représenté le peuple français peut être éjecté sans plus de formalités. Mais qu’en est il du votre entre peste et choléra ?

L’histoire nous rattrape cruellement en nous disant qu’il ne faut pas voter pour faire barrage à un candidat, surtout si il est un novice en politique issu de la haute bourgeoisie financière et qu’il n’a d’eux que pour les premiers de cordées…

Les «Croquants» révoltés de 1643 ont bel et bien, enclenchés les bases de ce qui allait devenir la Révolution française.

Le peuple de France, en cette fin d’année 2018 porte le «gilet jaune» devenu le symbole rendant la colère visible qui jusqu’ici est ignoré des gouvernants, prônant la “start up nation”.,

Entre la révolte des croquants et le mouvement des gilet jaunes, les causes ne sont guère éloignées 375 ans plus tard. Les gouvernants usent et abusent toujours de lois votant de nouvelles taxes et d’impôts sans faire l’effort de remplir le mandat qui leur a été confié par le peuple.

Une pétition noyée dans la bulle d’internet

2- chapitre à suivre